L’histoire du Languedoc : Le traité des Pyrénées.

Timbre français de 50 francs, 1959, commémorant le quatre centième anniversaire du traité des PyrénéesTimbre français de 50 francs, 1959, commémorant le quatre centième anniversaire du traité des PyrénéesPendant de nombreux siècles, les rois d’Aragon ont possédé un territoire au nord des Pyrénées ( Le nom en occitan. Cliquez ici pour en savoir plus sur l'occitan. Pirenèus,  Le Nom en catalan Pirineus,  Le Nom en français Pyrénées). Elle a été attaquée à plusieurs reprises et tenue pendant certaines périodes par des armées du côté français des Pyrénées. Louis XI avait acquis des terres du Roussillon et de la Cerdagne en 1462-63, mais elles avaient été à nouveau abandonnées en 1493, par Charles VIII, en vertu du traité de Barcelone. En 1642, le Roussillon fut à nouveau saisi, et Perpignan fut prise, ce qui entraîna de nouveaux litiges.

Après des siècles de va-et-vient, la frontière actuelle fut réglée en 1659 par un traité appelé traité des Pyrénées, (signé à l’île aux faisans sur la Bidassoa) qui fit passer le Roussillon et trente-trois villages de Cerdagne sous la couronne française.

Si vous regardez une carte du département des Pyrénées-Orientales, vous remarquerez qu’il y a une petite enclave appelée Llivia avec une borne de frontière nationale autour d’elle – un peu à l’est d’Andorre.

Ce n’est pas une erreur, du moins pas de la part du cartographe. L’histoire est que le traité incluait tous les villages à transférer à l’Espagne, mais quelqu’un a négligé d’inclure la seule ville de la région – Llivia. C’est ainsi que cette ville se trouve toujours en Espagne. Il ne s’agit pas d’un simple détail technique : la langue, les écoles, la poste, la police et même la nourriture sont toujours espagnoles. Avant l’introduction de l’euro, la monnaie utilisée ici était la paseta espagnole. Chaque fois que les relations diplomatiques entre la France et l’Espagne se tendent, les frontières sont défendues comme n’importe quelle autre frontière nationale.

Le cardinal Mazarin conclut la paix des Pyrénées 1659
Le cardinal Mazarin conclut la paix des Pyrénées 1659 Giclée
Swebach, Jacques…

A la suite du traité, les anciennes défenses frontalières, Carcassonne et les « cinq fils de Carcassone » (les châteaux d’Aguila, Peyrepertuse, Queribus, Puilaurens et Termes) sont lésés ou laissés à l’abandon.

Le traité incite le roi, Louis XIV, à charger un ingénieur militaire de construire de nouvelles défenses frontalières. Le travail fut confié à de Vauban, un ingénieur de génie, dont l’œuvre est aussi impressionnante aujourd’hui qu’au moment de sa construction. Pour voir quelques exemples de son travail dans le Languedoc-Roussillon, cliquez ici.

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